Comme tous
les ans, la cérémonie immuable en mémoire de l'Appel du 18 juin 1940, organisée
sous l'égide de l'Ordre de la Libération et instaurée
le 18 juin 1945, a été célébrée au Mémorial de la France Combattante, au Mont
Valérien à Suresnes (92150). Le monument est érigé près de la clairière
des Fusillés, contre le mur d’enceinte sud-est du Fort, sur une esplanade de
plus de 10 000 m 2. Il est formé d’un mur de grès rose de 150 mètres de long. Il
porte seize hauts-reliefs en bronze, oeuvres de seize sculpteurs différents, qui
rappellent, par des allégories, l'héroïsme des combattants et les formes
multiples du combat. Au centre, se dresse une croix de Lorraine de 12 m de haut
devant laquelle brûle une flamme permanente, sur un pavois d'airain. Sous la
croix s'ouvrent deux portes en bronze : l'une débouche sur l'escalier qui mène
au parcours du souvenir, l'autre donne accès à la crypte funéraire, creusée dans
la roche.
Elle a revêtu en cette année une signification
particulière puisqu'il s'agissait du 70ème anniversaire de l'Appel du Général de
Gaulle. Cette journée était particulièrement bien remplie puisque le matin un
Eurostar spécial devait emmener le Président de la République, Monsieur Nicolas
Sarkozy et son épouse, ainsi qu'une délégation de plus de 700 personnes composée
de Compagnons de la Libération et de membres des fondations Charles de Gaulle et
de la France Libre, d'officiels et de journalistes, pour assister aux commémorations
à Londres (GB).
Outre Les Compagnons de la Libération et un public venu en grand nombre sur
invitations, plusieurs personnalités étaient présentes au Mont Valérien : le Président
de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, le Premier ministre
Monsieur François Fillon, la ministre de l'Intérieur Madame Michèle Alliot-Marie, le ministre de la Défense Monsieur Hervé Morin, le
secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens Combattants Monsieur Hubert Falco,
ainsi que les Présidents des deux assemblées Messieurs Gérard Larcher et Bernard
Accoyer, Le Président Jacques Chirac, Monsieur Charles Pasqua ainsi que des élus.
Des écoles avaient faits le déplacement, et les nombreux jeunes ont su rendre
hommage à leur manière, en agitant des petits drapeaux français et en gardant un
silence respectueux durant toute la cérémonie.
Les
Compagnons de la Libération ont pris place à gauche de la flamme alors que les
représentants des Compagnons disparus à droite de la flamme. Cinq jeunes qui portent chacun un coussin sur
lequel est posé une Croix de Lorraine symbolisent les cinq villes
Compagnons de la Libération. Un peu plus loin, dix sept militaires qui portent
également un coussin sur lequel repose une Croix de Lorraine symbolisent
les dix sept unités militaires Compagnons de la Libération.
Diverses unités formées de femmes et d'hommes de l'armée de Terre, de l'Air et
de la Marine ont défilé au son de la musique militaire. La chorale de la
gendarmerie a chanté une remarquable Marseillaise ainsi que le chant des
partisans.
Après la
sonnerie aux morts, le Chancelier de l'Ordre de la Libération, Monsieur François
Jacob (Compagnon de la Libération et Prix Nobel de médecine), accompagné du Président de la République, a
ranimé la flamme du monument qui rend hommage aux fusillés du Mont Valérien.
Au début des
années 60, les commémorations particulièrement poignantes avaient lieu dans le
fossé où les résistants étaient exécutés devant les poteaux d'exécution encore
en place.
A l'issue de
la cérémonie, le public présent a pu visiter la crypte, moment très émouvant.
Les cénotaphes, présentés en arc de cercle et recouverts du drapeau tricolore,
entourent l'urne contenant les cendres de déportés inconnus. Un emplacement de
caveau, le n°9, reste vide : il est réservé au dernier Compagnon de la
Libération. Sur le tympan de la nef figure la phrase :
"Nous sommes ici pour témoigner
devant l'histoire que de 1939 à 1945 ses fils ont lutté pour que la France vive
libre."
Dans la
soirée, vers 23 heures, un spectacle son et lumière retraçant l'épopée de la
France Combattante de l'Appel à la Libération a eu lieu sur la face nord de l'Hôtel
national des Invalides.
Les Personnalités
Revue des troupes par le
Général Bruno Dary
gouverneur militaire de Paris
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Le Président Jacques Chirac
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MM Gérard Larcher et
Bernard Accoyer, Présidents
des deux Assemblées
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MM Hervé Morin, François
Fillon, Nicolas Sarkozy et
Hubert Falco
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Ravivage de la flamme par
MM François Jacob,
Chancelier de l'Ordre de la
Libération et Nicolas Sarkozy
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Le Président de la
République salue les
membres du Conseil de
l'Ordre de la Libération
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MM Nicolas Sarkozy, François
Fillon, Hervé Morin et les
enfants des Maisons d'Education
de l'école de la Légion d'Honneur
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La cérémonie
Mise en place des troupes,
la musique militaire
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Mise en place des troupes,
l'armée de Terre
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Mise en place des troupes,
la garde républicaine
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Mise en place des troupes,
les marins
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Mise en place des troupes,
l'armée de l'Air
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La chorale de la Gendarmerie
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Le défilé des troupes
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A gauche de la Croix les
Compagnons, à droite les
représentants des Compagnons
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Vue sur les porte-drapeaux
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Vue sur la tribune de droite
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Interview des enfants par
une équipe de la télévision
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La flamme du souvenir
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La Croix de Lorraine
Visite de la crypte
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Inscription sur la Croix
de Lorraine extraite de
l'Appel du 18 juin 1940
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Les Vidéos de
l'INA
Cérémonie au Mont Valérien
le 1er janvier 1945
1 mn 54s
Reportage au Mont Valérien
Journal Télévisé du
18 juin 1965 - 3 mn 10s
I N F O R M A T I
O N
Bien que
cette page ne soit pas destinée à relater d'autres informations que celles
concernant cette cérémonie, il nous a cependant semblé important de souligner un
fait profondément navrant, préoccupant et inadmissible qui s'est passé au Mont
Valérien deux jours plus tard. Un adolescent de 16 ans, originaire de la
Seine-Saint-Denis, a été interpellé vers 23h00 alors qu'il urinait sur la flamme
du souvenir par une patrouille de police qui effectuait une patrouille. Il a
immédiatement été placé en garde-à-vue au commissariat de police de Suresne. Il
semble qu'un pari stupide avec des copains soit à l'origine de cet acte qui a
profané la flamme du souvenir. Dans son audition, il aurait déclaré qu'il
n'avait "même pas conscience
qu’il s’agissait d’un monument, encore moins de ce mémorial"
selon un proche de l'affaire. L’adolescent a été mis en examen hier par le juge
des enfants de Bobigny, pour "profanation d’un monument édifié à la mémoire des
morts" une infraction punie jusqu’à un an d’emprisonnement et de 15000 €
d’amende et sera jugé le 7 septembre au tribunal de grande instance de Bobigny.
Cet outrage a suscité de très nombreuses réactions et soulevé l'indignation des
anciens combattants. L'Union des jeunes gaullistes de France a déposé une gerbe
en hommage aux fusillés et à la résistance le mercredi 23 juin 2010 à 15 heures,
en réponse à cet acte innommable.
L'inspecteur
d'Académie des Hauts-de-Seine, Monsieur Edouard Rousselet a, lui aussi,
rapidement réagi en rassemblant, le même jour à 15h30, des collégiens de
Suresnes et de Courbevoie devant la Croix du Mémorial pour rallumer la flamme du
souvenir. En présence des élèves et d'élus, le préfet a présidé cette cérémonie
de recueillement à la mémoire des résistants, "pour effacer cet acte et montrer
le visage d'une jeunesse porteuse des valeurs de la République". La Maîtrise des
Hauts-de-Seine a interprété la Marseillaise et le Chant des Partisans.